Qu’est-ce que le trading ?

Dans cette première vidéo, vous allez comprendre en quoi consiste le trading, les différentes approches et les différents types de trading.

Le texte ci-après est une retranscription de la vidéo. Préférez le format vidéo pour une meilleure compréhension de la leçon, et ne lisez pas le texte seul sans avoir vu la vidéo. Vous passeriez à côté du plus important.

1. Le trading directionnel

Comme nous avons pu voir dans le précédent article, il existe plusieurs types de trading. Dans cette formation, nous allons nous intéresser au trading directionnel, qui consiste à « parier » sur la direction future des prix.

L’objectif est d’analyser les marchés pour comprendre quel est le mouvement le plus probable (hausse, baisse) et de prendre un trade dans ce sens. Le trader va gagner, en théorie du moins, s’il a « misé » sur le bon sens.

L’erreur est de penser qu’il s’agisse d’une prédiction. Il s’agit plutôt d’une prévision, mais on reviendra dessus plus tard, et surtout d’établir dans quel sens le risque est le plus faible et le trade plus profitable ou rentable.

En général, on conseille de trader dans le même sens que les mouvements de fonds, de ne pas aller contre la marée, et donc de suivre le marché. C’est ce que l’on appelle trader dans le sens des tendances, à opposer au contre tendance. Néanmoins, l’esprit a bien souvent du mal à « continuer » un mouvement et préfère chercher sa fin, plutôt que de suivre le mouvement en cours, d’où l’intérêt certain pour le contre tendance chez les débutants.

Pour autant, malgré que le trading en tendance soit plus facile et rentable, le contre-tendance a fait la fortune de traders, qui pariaient sur l’effondrement de tel ou tel marché haussier par exemple.

2. Probabilité vs Profitabilité

2.a. Le taux de réussite

La première approche du trading consiste à gagner plus souvent que l’on ne perd. C’est ce qu’on appelle le taux de réussite. On peut influencer le taux de réussite de ses trades en optimisant deux paramètres :

  • Les filtres techniques : comme son nom l’indique, il s’agit de filtrer les trades pour augmenter ses probabilités de gain. Par exemple, des conditions de marché particulières qui peuvent être redondantes donnent une indication au trader sur les probabilités de hausse ou de baisse. Des indicateurs techniques servent souvent de filtres. Mais attention, les indicateurs ont des paramètres à adapter aux conditions de marché. Sans cette adaptation, ils seront moins fiables qu’une observation d’une condition de marché comme par exemple la tendance et la volatilité.
  • La gestion de la position : elle regroupe l’entrée, la sortie, le stop loss et la gestion globale de la position. En général le taux de réussite dépend du point de sortie et pas forcément du point d’entrée. Pour augmenter son taux de réussite, on peut jouer sur les points de sortie et la manière de gérer un trade. Ainsi, pour un même point d’entrée, on peut augmenter considérablement son taux de réussite en trouvant un bon point de sortie.

2.b. Optimiser les ratios

La seconde approche consiste à travailler la rentabilité, c’est à dire  le rapport cible gain / perte. Ce rapport s’appelle le reward ratio. On parle d’un reward ratio de 2 lorsque notre cible de gain est deux fois supérieure à notre perte potentielle. À l’inverse de la première approche, où l’on cherche à maximiser son taux de réussite, ici on cherche à maximiser le rendement d’une opération. On préfère donc gagner moins souvent, mais de plus grosses sommes, que de gagner plusieurs fois des petites sommes.

Si le marché était régit de manière aléatoire nous aurions quelque chose comme cela :

screen-shot-2016-09-20-at-20-01-22Ce graphique montre le taux de réussite en fonction du ratio visé, dans un marché aléatoire (purement théorique).

Dans un marché aléatoire, on a autant de chance de monter que de descendre. Ainsi, on peut constater qu’en visant un reward ratio de 1 on obtient un taux de réussite de 50%. Logique, on a autant de chance de faire +1 que -1. Avec un reward ratio de 2, on obtient un taux de réussite de 33%, etc.

On voit qu’en théorie, plus le reward ratio est élevé, plus le taux de réussite est bas, et inversement. Mais le marché est loin d’être totalement aléatoire : le prix est la réaction des intervenants, qui sont sont loin d’être imprévisibles. Elles sont exhaustives : la crainte, l’euphorie, la surprise, l’attente, … On peut apprendre à analyser ces réactions sur le graphique. Et en les comprenant, on comprend mieux le marché, le mouvement, et on peut optimiser son taux de réussite par l’ajout de filtres, ou en modifiant sa gestion du trade (on va gérer son trade différemment en fonction de la situation du marché).

3. Gestion du risque et capital

La gestion du capital consiste à savoir quelle part de celui-ci sera allouer à une stratégie et comment le préserver. La meilleure approche est d’avoir une vision pyramidale de l’allocation du capital. Cette approche consiste à penser le capital comme une pyramide : à son sommet, on utilise la stratégie la moins risquée, où l’on va allouer la plus grosse part de capital. Puis, sur les étages inférieurs, des stratégies plus risquées où l’on va allouer une part de plus en plus petite, voire n’allouer que les gains des stratégies moins risquées.

Par exemple, on place au sommet de la pyramide l’investissement long terme, l’immobilier, ou l’obligataire, et dans les étages plus bas, le trading et la spéculation boursière à court terme.

L’étage dédié au trading peut aussi être une pyramide : à son sommet, la stratégie la moins risquée, le suivi de tendance, puis aux étages les plus bas des stratégies plus risquées.

La gestion du risque consiste à savoir combien risquer sur chaque trade en fonction de la situation. L’objectif étant d’augmenter son exposition (son risque) lors des phases gagnantes et de réduire son exposition sur les phases perdantes. La plupart des débutants font le contraire, et cela mène dans la majorité des cas à la perte totale du capital.

En réduisant son exposition dans les phases de pertes, on réduit ainsi énormément sa perte potentielle et on évite de se surexposer, tandis que dans les phases de gains en augmentant son exposition on maximise ses profits.

4. Quel type de trader êtes-vous ?

Avant tout, il faut bien comprendre que le trading est quelque chose de personnel : votre type de trading doit dépendre de facteurs comme votre psychologie, votre aversion au risque, votre emploi du temps, vos capacités, vos goûts, etc.

Une stratégie, aussi efficace soit-elle, pourra être perdante chez l’un et gagnante chez l’autre. Ce n’est pas un problème de stratégie mais d’adaptation. Votre style de trading doit vous correspondre à vous, il est inutile de suivre 10 formations différentes, s’il s’agit du même type de trading à chaque fois. Il est tout aussi inutile d’essayer 100 stratégies différentes, si au final elles ne sont pas adaptées à votre profil.

Les deux raisons principales pour lesquelles les traders échouent sont, d’une part, une mauvaise organisation en terme d’emploi du temps voire dans le travail en général, et d’autre part, une mauvaise psychologie.

La psychologie a toujours un plus gros impact sur un compte que la stratégie elle-même. Beaucoup de traders ne savent pas se maîtriser, aussi bien dans les phases gagnantes que perdantes. Malheureusement, il n’y a pas de solution toute faite pour éviter cela, seule l’expérience et une stratégie adaptée à chacun peuvent faire la différence à long terme. Avant de savoir gagner, il vaut mieux savoir perdre. Cela peut coûter cher au départ mais à long terme ce sera profitable.

Vous devez apprendre à connaître vos défauts psychologiques et apprendre à vous en sortir. Vous ne pouvez pas les faire disparaître mais en les comprenant vous apprendrez à ne pas toujours les écouter .